Presse étudiante nationale

J’ai fait parti du CA de la Presse étudiante nationale (PEN) en 2003-2004, une organisation québécoise qui regroupait les journaux étudiants collégiaux de la province et dont la mission était de les conseiller pour leur bon fonctionnement, tout en favorisant l'échange d'information entre les membres.

Notre gros dossier de l’année fut l’organisation d’un camp de formation à l’intention des membres de journaux étudiants collégiaux de partout au Québec. L’événement a eu lieu à l’hiver 2004 au Cégep du Vieux-Montréal, et fut un moment mémorable de complicité et d’apprentissage. Suite à ce grand moment, l’équipe s’est peu à peu dispersée et hélas, ne parvenant pas à renouveler le CA, l’organisme n’a pas survécu.

À noter que cette courte existence de la PEN entre 2002-2004 s’inscrivait dans un effort de refonder une organisation quia a connu une longue histoire qui remonte aux années 40. Voici un historique de la première existence de la PEN (1943-1964) tiré de BAnQ:

La Presse Étudiante Nationale (PEN) fut fondée en 1943 par Gérard Pelletier, alors directeur de la Jeunesse Étudiante Catholique (JEC). Jusqu'en 1962, la PEN a pour nom Les Escholiers Griffonneurs (LEG) et cherche à responsabiliser socialement les étudiants en favorisant l'essor du journalisme étudiant.

En 1959, cet objectif atteint, l'association perd ses adhérents et menace de disparaître. Conscient de la nécessité d'une réforme, LEG cherche à partir de 1960 une nouvelle orientation. Cette réflexion aboutit en 1962 et entraîne l'abandon de son passé d'association professionnelle pour devenir un centre de recherche et de pensée étudiante. Cette optique d'engagement social remplace la seule volonté d'amélioration technique des journaux et permet à ceux-ci de hausser le niveau de leur contenu. Déclarations, prises de positions, études approfondies témoignent de cette amélioration qu'il faut mettre en lien avec les cours de journalisme donnés lors des sessions d'études estivales.

Engagée également dans le syndicalisme étudiant, la PEN contribue à la création, en 1964, de l'Union Générale des Étudiants du Québec (UGEQ) et peut ainsi se tourner plus concrètement vers ses membres et se consacrer à la professionnalisation du journalisme étudiant. Officiellement désignée comme l'association nationale des journaux étudiants canadiens-français, la PEN se compose au niveau national d'un conseil exécutif, d'un conseil d'administration et de différentes commissions s'attachant à un thème précis.

Par ailleurs, tous les membres se retrouvent chaque année pour un congrès national et une session d'étude estivale. L'association se divise ensuite en comités régionaux fonctionnant de la même façon que la PEN à l'échelle régionale. Enfin, on ne peut parler de la PEN sans mentionner les grands noms liés à cette association, citons par exemple : Gérard Pelletier, Gérard Filion, le Père Ambroise Lafortune, Gilles Marcotte, Jean Francoeur, Louis Fournier, Bruno Dostie, Paule Beaugrand-Champagne, Gilles Gariepy, Jean V. Dufresne, Michel Beauchamp, etc.

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